| Qu'est-ce qu'un Paramoteur

Un paramoteur est une motorisation auxiliaire pour parapente.
Il se présente sous la forme d'un ensemble moteur,
surmonté d'une hélice et protégé
par un châssis de protection circulaire.
Le paramoteur est le plus petit engin volant monoplace
motorisé permettant de décoller à
partir d'une plaine et occupant la place de la belle
mère lors des départs en vacances...
Une sorte d'U.L.M. de poche en somme. D'ailleurs, en
tant qu'aéronef motorisé volant, le paramoteur
fait partie intégrante d'une classe d'U.L.M.
(le paramoteur est régi en France par la F.F.P.L.U.M.
et non la F.F.V.L.).
Pourquoi mettre un moteur sous un parapente
?
Cela permet au pilote de décoller
à partir d'une plaine pour monter bien sûr
! Plus besoin de faire appel à la pompe de
service : le paramoteur autorise le paradoxe de décoller
à partir d'une plaine et de la plupart des
endroits suffisamment dégagés pour assurer
un minimum de sécurité.
Avouez que l'idée est plaisante. Un petit moteur,
une hélice, un morceau de tissu, quelques bouts
de ficelle et on peut aller où l'on veut, au
gré de sa fantaisie, sans plus dépendre
du sens du vent, des pompes ni du relief. Il suffit
d'accélérer pour se hisser et franchir
des obstacles, de décélérer pour
redescendre.
Cependant, l'avion de poche a ses limites qu'il ne
faut pas méconnaître: belle idée,
en somme, pour les hommes de plaine, les soirs où
l'air est calme et quand on n'en peut plus de ne pas
voler.
Qui peut pratiquer ?

Tout
le monde, grands et petits, gros et maigres, hommes
et femmes à partir de l'âge de 15 ans
(minimum requis pour passer le brevet U.L.M.). Il
n'y a pas de limite supérieure d'âge.
Les seules restrictions sont d'ordre physiques et
demandent d'être en mesure de courir quelques
mètres avec un poids d'environ 20 kg sur le
dos.
Faut-il un brevet ?
Il est important de savoir qu'en
France, les Ultra Légers Motorisés sont
classés en 3 catégories : les pendulaires,
(aile delta avec un chariot motorisé), les
multiaxes (petits avions très légers),
et les parapentes à moteur (paramoteurs).
La législation française impose à
tous les pilotes d'U.L.M. de passer un Brevet Théorique
U.L.M. (qui est commun aux 3 catégories). En
France, un paramoteur est donc considéré
comme un U.L.M. et doit donc être immatriculé
(cette immatriculation est donnée par le district
aéronautique dont vous dépendez).
A l'étranger, il y a presque autant de réglementations
que de pays, et il y a lieu de se renseigner. On peut
globalement ranger les pays en 2 catégories
: les pays où tout ce qui n'est pas expressément
autorisé est interdit, et les pays où
tout ce qui n'est pas expressément interdit
est autorisé (ces variations sont notamment
influencées par le régime politique,
la région, ou le domaine de liberté
accordé à la réglementation aérienne).
Est-ce dangereux ?
Précisons
que le paramoteur utilise, tout comme le parachute,
une voilure souple : cela lui permet de planer lentement
et de s'assimiler à un parapente lors d'une
panne de moteur.
C'est sans conteste le sport aérien facile
à apprendre et le plus sûr de tous. Le
décollage est impossible si l'aile n'est pas
parfaitement positionnée : aucun risque de
décoller dans de mauvaises conditions.
Les parapentes utilisés sont des ailes conçues
pour le vol en montagne dans une aérologie
fortement perturbée. La pratique du paramoteur
ne se fait qu'en plaine, en aérologie calme
et laminaire, d'où un considérable surcroît
de sécurité par rapport au vol libre.
Techniquement, on peut décoller
de n'importe où, non légalement. Il
est effectivement possible de décoller de quasiment
n'importe où, à condition d'être
face au vent, de ne pas être dans les perturbations
aérologiques d'une montagne, d'immeubles, d'une
forêt, et de jouir des conditions nécessaires
pour décoller en toute sécurité.
Un terrain de foot par exemple, est largement suffisant
pour décoller en paramoteur.
Ceci dit, légalement, il n'est pas possible
de écoller de n'importe où, notamment
trop près des villes, et bien entendu, des
aéroports ou des zones réglementées.
Il faut, pour cela se renseigner sur la réglementation
aérienne de votre région.
Chaque pays a une réglementation aérienne
différente, les grandes lignes sont les mêmes,
mais les modalités d'application peuvent différer.
A retenir qu'un paramoteur est soumis aux règles
aéronautiques, comme tout aéronef motorisé.
Peut-on utiliser toutes sortes
de voile ?
En général, oui. Ce
sont des parapentes conçus et réalisés
pour le vol libre, mais ayant subi de petites modifications
pour les rendre plus efficaces et plus performants
en paramoteur.
A quelle vitesse ?
A la vitesse des parapentes et ceux-ci
ont une vitesse comprise entre 20 km/h (ralentis au
maximum), et 35 à 45 km/h (selon le type d'aile).
La vitesse moyenne de déplacement est d'environ
30 km/h. Ceci est, bien entendu, une vitesse par rapport
à la masse d'air. Par rapport au sol, cette
vitesse sera augmentée ou diminuée de
la vitesse du vent.
Contrairement à une idée reçue,
un moteur plus puissant ne fait pas avancer le parapente
plus vite, mais le fait monter plus vite. Quel que
soit le moteur utilisé, la vitesse horizontale
est toujours la même puisque c'est l'aile elle
même qui impose ses limites.
A quelle altitude ?
A l'altitude maximum à laquelle
peut fonctionner le moteur, c'est à dire plusieurs
milliers de mètres. En effet, un moteur thermique
2 temps va perdre un peu de son rendement avec l'altitude.
Quand le moteur faiblit en puissance, le rendement
de l'hélice est moindre et le taux de montée
s'amenuise. Quand le taux de montée devient
nul, et que le moteur à pleine puissance équilibre
la traînée, vous avez atteint les limites.
Il faut savoir qu'un paramoteur est déjà
passé au dessus du Mont Blanc à 5 100
m mais qu'à l'heure actuelle, le record officiel
homologué est de 3 050 m. Monter à de
telles altitudes ne représente que très
peu d'intérêt car il est beaucoup plus
agréable de se promener à 150 ou 200
m du sol pour contempler les paysages. C'est une hauteur
raisonnable sur le plan de la sécurité,
avec une marge de manuvre suffisante pour permettre
de choisir son lieu d'atterrissage.
Avec quelle autonomie ?
Elle va dépendre essentiellement
du poids du pilote, de la performance de l'aile, et
bien entendu de la quantité de carburant à
bord. Un paramoteur cohérent (c'est à
dire une aile normalement performante et un pilote
d'un poids en rapport avec sa motorisation) va consommer
entre 2,5 et 3 litres à l'heure, soit plus
de 3 heures d'autonomie avec un réservoir de
10 litres.
Il faut savoir que l'emploi de plus en plus courant
de démarreurs électriques permettent
d'accroître considérablement ces temps
de vols.
Poids ?
Les paramoteurs pèsent de
14 à 25 kg suivant les modèles et les
options. Plus un appareil est léger et moins
l'effort sera important durant la phase de décollage.
Les concepteurs des appareils sont constamment à
la recherche du meilleur poids, sans pour autant amoindrir
la rigidité - et donc la sécurité
- de ses appareils. A ce poids, il faut rajouter environ
4 kg pour 5 litres d'essence.
Carburant ?
Après la période de
rodage, utiliser un mélange d'essence avec
plomb dosé avec 2 % d'huile de synhèse
de bonne qualité est primordial pour la longévité
du moteur.
Les moteurs commercialisés sont maintenant
éprouvés depuis longtemps : pratiquement
aucun entretien n'est requis.
Compétitions ?
Oui, il existe un championnat de
France, un championnat d'Europe et même du monde
dans cette catégorie, qui se courent en même
temps que les épreuves d'U.L.M. classiques.
Dans le championnat de France, il y a 6 épreuves
qualificatives, et le championnat proprement dit.
Quant aux championnats d'Europe et du monde qui alternent
une année sur deux, ils se déroulent
sur une semaine, avec une dizaine d'épreuves
différentes. Les épreuves principales
sont la navigation, l'économie de carburant
et la maniabilité.
Maintenance
La maintenance d'un parapente est
pratiquement nulle. Il faut vérifier et contrôler
de temps en temps l'état de ses suspentes,
éviter d'une façon générale
l'exposition au soleil en dehors des périodes
de vol, et un stockage dans de mauvaises conditions.
Il est conseillé de prévoir une vérification
annuelle auprès d'un professionnel. L'entretien
du moteur se résume à des opérations
basiques, telles que le changement d'une bougie toutes
les 50 h de vol, et le nettoyage du carburateur. Cependant,
il est bien entendu fortement conseillé de
faire une " visite prévol " pour
contrôler tous les éléments mécaniques
de son appareil avant chaque vol.
Durée de vie
Il est actuellement difficile de
le déterminer car c'est un sport assez récent.
Sachez cependant que nos appareils de démonstration,
qui sont les plus anciens et qui ont plusieurs centaines
d'heures de fonctionnement dans de bonnes conditions,
ne donnent pas le moindre signe de fatigue ni d'usure.
Ces moteurs, prévus à l'origine pour
un usage agricole, sont capables de fonctionner des
milliers d'heures dans l'agriculture. Quant aux autres
pièces ou sous-ensembles, il n'y a pas non
plus de précautions particulières à
prendre, si ce n'est un entretien normal, et un stockage
dans de bonnes conditions.
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