Dépliage
de la voile
Quand
vous débarquez sur l'aire de décollage, vous
déposez à terre votre sac à dos que
vous avez, avec peine, monté jusqu' ici. Vous l'
ouvrez et en sortez la
sellette dans laquelle la
voile tient.
Il faut maintenant mettre le sac à dos qui enveloppait
le tout, dans la poche arrière de la sellette!
Vous
déroulez la voile et placez bien la sellette au centre
de celle-ci. Il est important que la voile forme une corolle
pour une meilleure prise d'air.

Bon ! c'est vrai, au début, c'est un peu le bazar...
toute cette toile, tous
ces fils, on y comprend rien... mais ça vient vite
! 
Ici,
la voile vient d'être ramenée du bas d'une
pente école, ce qui explique qu'elle ressemble plus
à un chou-fleur écrasé.

En école,
le moniteur dépliera la voile et expliquera de quoi
est fait un parapente, sellette, voile, extrados, intrados,
élévateurs, etc.
Les élèves attentifs au moniteur qui n'ommettera
aucun point de sécurité.
Cheklist
- Vérification des Suspentes
Alors
que votre voile est placée, Il va falloir vérifier, et cela avant chaque vol, les
suspentes.
En effet, après pliage, il se peut qu'il y ait des
clés. Il faut savoir que les suspentes, ayant deux
points d'attache, ne peuvent s'emmêler. Cependant,
elles peuvent faire des noeuds que l'on défait simplement
en tirant légèrement dessus.
Rappelons
que les suspentes sont toutes rattachées aux élévateurs
eux-même fixés aux maillons de la sellette.
Il
faut donc vérifier la sellette et la bonne position
du maillon (en profiter pour vérifier s'il est bien
fixé et fermé). Sur le maillon, on constatera
la présence des élévateurs organisés par couleur.
Le(s)
avant(s) : A (A')
Les intermédiaires : B et
C
Les freins : D
On
fera donc une vérification pour les suspentes gauches
et droites.
C'est
bon?... la voile est prête? ... Bien en corolle? ...
OK ! Contrôle suspentage terminé.
Mise
en place dans la sellette
Il
est fortement recommandé de mettre son casque avant
de mettre la sellette.
Elle
se met comme un sac à dos.

Prise
en main des élevateurs
La
sellette sur le dos, vous êtes attaché et prêt
à décoller! Pas encore! Les élevateurs pendent de part et d'autre du harnais. Vous décrochez
les freins reliés à un élévateur
par un bouton pression, vous passez les avants dans la main,
le reste des élévateurs passeront sur vos
avant-bras.


Prêt
?... Go !

Pourquoi
préparer sa voile en corolle ?
Regardez les deux photos ci-dessus, la voile
n'est pas préparée en corolle mais à plat. Au moment du gonflage,
ce
sont les deux cotés qui gonflent et non
pas le centre. Dans le cas où le vent est calme
que vous êtes bien de face et centré,
ça n'est pas un problème, mais si le
vent passe travers, il y a de forte chance que l'un
des cotés lève plus tôt que l'autre.
Il faudra, dès lors, piloter sa voile et se
recentrer !
Centré sous une voile en corolle mettra plus
de chance de votre coté pour gonfler symétrique.
Survolez le texte souligné de votre souris
et regardez la photo ci-dessus.
|
Gonflage
et contrôle
NOTA : Il y a des choses à savoir avant de gonfler. Le
vent, la voile sont des éléments dont il ne
faut jamais sous estimer la force. Sachez que tant que la
voile n'est pas bien au-dessus de votre tête, vous
ne la contrôlez pas, c'est elle qui vous domine. Alors
le but, c'est d'amener la voile à bien monter au-dessus
de vous.
Il
y a plusieures choses importantes dans le gonflage :
-
Une
voile préparée bien en corolle
-
être
bien centré face au vent
-
et
de sentir la voile au travers de la sellette quand on
se lance.
Si
la voile a tendance à aller sur la gauche, on garde
la trajectoire, on se recentre sous la voile et on corrige
en freinant légèrement à droite.
L'élève
a tendance, sans s'en rendre compte, à freiner la
voile à droite, à gauche ou les deux et c'est
normal. Avec l'habitude on prend conscience de certaines
choses : la voile monte mieux si j'ai les bras hauts, je
la corrige mieux si je la sens dans la sellette. Et comme
tout est dans la finesse, il faut bien évidement
beaucoup s'entraîner.
Le Contrôle : quand votre
voile passe au dessus de la tête, c'est qu'elle a
pris de la vitesse. C'est pourquoi on contrôle sa
voile en la freinant légèrement et en jetant
un coup il. Il ne faudrait pas qu'elle passe devant
vous!
Vous
sentez une petite bouffe de vent propice... prise de décision...
et hop! vous vous penchez quasiment à 45° et
forcez sur la voile.
Exemple
vidéo
(2.6 Mo)
 |
Voici
un cas en image où le pilote donne la bonne impulsion
au bon moment, et puis qui, au contrôle, ne freine
pas sa voile et n'avance plus... la voile lui passe
devant et fait une fermeture frontale. Ca n'a rien de
dramatique puisqu'il n'a pas décollé,
il recommencera. |
Gérer
la vitesse du vent
Vent
nul à très faible 0 - 5 Km/h
C'est
votre poids sur la ventrale et la pêche que vous
allez y mettre qui vous permettra d'amener la voile au-dessus
de votre tête. Il faudra courir énergiquement.
Vent
faible à soutenu 5 - 20 Km/h
C'est
votre poids sur la ventrale qui amènera la voile
au dessus ... allez ... on avance!
Attention... ne soyez pas... "bourrin"! la voile
a besoin qu'on la sente, qu'on la ressente, pas qu'on
la brusque.
Vent
soutenu à fort 20 - 35 Km/h
Dans
ce cas, vous aurez peut être besoin d'être
tenu par une tierce personne. Un gonflage face à la voile est possible. Dans ce cas, vous
pilotez la voile comme un cerf-volant, n'oubliez pas qu'il
faut l'amener le plus vite possible au dessus de votre
tête!
Mais
ne croyez pas qu'avec l'expérience, tous les
gonflages sont parfaits, l'entrainement est nécéssaire.
Même les meilleurs ratent certains gonflages.
La
preuve en image : cherchez pourquoi ce parapentiste
(expérimenté et anonyme) a loupé son gonflage?

Ici,
on voit que le pilote ne fait pas corps avec sa voile,
il s'y oppose. Il ne l'écoute pas ! La voile
part sur sa droite et il insiste en forcant vers la
gauche.
Explication : Le vent est en
léger travers droit (c-a-d que le vent n'est
pas de face mais vient de la droite. ndlr). De ce
fait, c'est la partie gauche de la voile qui monte
en premier et celle-ci part vers la droite.
Ce qu'il faut faire :
- se recentrer sous la voile en allant vers la droite
tout en gardant la trajectoire d'origine et laisser
la voile monter.
- Freiner légèrement à gauche
tout en avancant.
Conseil : votre voile a besoin que vous soyez délicat.
Vous n'obtiendrez rien si vous êtes 'bourrin'.
Même si le vent est fort, vous resterez
doux avec la voile mais vous devrez réagir
plus vite !
Soyez doux ! |
|
Gonflage
Face à la voile
Le
gonflage face à la voile réclame plus de technique
que dos à la voile. En effet, on voit notre voile
en face et les commandes de freins sont inversées,
cela pour éviter de relacher les commandes quand
on se retourne. Et oui, la difficulté est qu'il faut
se retourner et cela nécéssite de l'entrainement
en pente-école.

Pour
ou contre les freins croisés au gonflage?
Expérience-Parapente.Com
recommande fortement le gonflage freins croisés.
A
chacun sa façon de faire mais il est bon d'apprendre
des autres et de leurs expériences. Voici une expérience
vécue par Laurent Nunenthal (que je remercie au passage)
et qui mérite réflexion.
| Petite expérience
personnelle, J'étais
un adepte du décollage freins décroisés,
ça faisait bien une dizaine d'années que
je pratiquais ainsi, sans soucis. J'étais bien
conscient que décoller avec les freins croisés
était plus sécurisant, mais 10 ans d'habitude
à changer me paraissait un challenge mobilisant
beaucoup trop de temps.
Or
un jour à Kanfen, fort vent de sud-est, décollant
comme à mon habitude freins décroisés,
une bouffe plus importante que les autres m'arrache
du sol, me voilà donc twisté, je ne m'inquiète
pas plus que ça, j'attends deux secondes histoire
de stabiliser l'aile au dessus de la tête, lache
les freins et me détwiste. C'est à ce
moment précis que je ferme une demi-voile. La
voile engage fortement sur ma droite un départ
en autorotation, tout ça à 5 mètres/sol,
je vois déja le sol se rapprocher dangereusement.
J'ai mobilisé toute ma concentration sur la position
de ce frein gauche qui virevoltait au-dessus de ma tête,
et l'ai attrapé juste à temps, afin d'envoyer
un contre bref mais puissant qui a remis tout ça
en ordre (merci la blues).
Suite à cet avertissement sans frais, je me suis mis
à travailler le gonflage avec les freins croisés.
Il m'a fallut quatre séances d'une heure, pour
que ça me paraisse le plus naturel du monde.
4 heures de travail pour s'éviter des potentialités
d'accidents, ce n'est pas cher payé. Depuis il
ne me viendrait plus à l'idée de décoller
autrement.
Laurent.
|
Effets du vent
Généralement,
et dans la mesure du possible, on décolle face
au vent. Mais le vent tourne. Ce qui implique le rattrapage
de la voile
Exemple : Votre voile est préparée pour gonfler face
au vent. Le vent s'oriente tantôt de 5-10° à
gauche ou à droite. Il faudra toujours courir face
au vent moyen. A votre prise de décision, le vent
tourne et arrive subitement de la droite. Vous devrez donc
corriger la voile en la freinant légèrement
à droite, pour éviter que la voile tombe coté
gauche et ne vous entraîne!!!
Décollage
Le décollage
n'est, finalement, que la dernière phase du gonflage.
Une fois la voile au dessus de vous, il faut courir. Subitement,
le sol se dérobe... vous volez!
Conseil
:
La
pratique du gonflage est nécéssaire
tout au long de votre vie de pilote. Même les
meilleurs 'en bouffent' !
Ne pensez JAMAIS ne pas avoir besoin de vous entraîner.
Elle vous permet d'acquérir de la technique,
de la confiance et de bien connaître votre aile.
Elle est souvent la clé de vols sereins.
Le moment du gonflage est un moment décisif
lorsque c'est pour décoller et voler. Aussi,
c'est le moment qui va déterminer votre sérénité
en vol. Un décollage malhabile, c'est un vol
où vous partez avec mauvais début et
cela n'est pas sain.
Quand vous faites un gonflage technique et bien réalisé,
déjà c'est beau, vous êtes satisfait
et vous partez avec sérénité.
S'entrainer peut aussi devenir un jeu, avec un peu
de vent pourquoi ne pas jouer avec votre aile ?
Faire des petits sauts, gonfler assis par terre, s'allonger
sur le ventre et remonter, tester des gonflages asymétriques
droite et gauche, lâcher les freins et jouer
avec les autres suspentes, se ballader sur l'aire
de gonflage en tentant de conserver la voile au-dessus,
expérimenter les oreilles, affaler la voile
avec les 'B', etc.
De plus, si vous êtes frustré de ne pas
voler à cause d'un vent trop fort au déco,
qu'est-ce qui vous empêche de faire du gonflage
en pente-école ?
Gonfler, c'est pas gonflant !
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